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12 septembre 2014

CA Montpellier: Commémoration du centenaire de la grande guerre

Centenaire du début de la guerre 1914-1918

Le 11 juin 2014, la cour d’appel de Montpellier, représentée pas ses chefs de cour, et le barreau de Montpellier, représenté par son bâtonnier, ont invité les magistrats, avocats, fonctionnaires de justice et les principaux partenaires représentants l’État, l’administration, la police, la gendarmerie et les élus pour commémorer, au milieu de cette année 2014, le centenaire du début de la grande guerre.

Commération solennelle du centenaire de la grande guerre

PROPOS INTRODUCTIF DU PREMIER PRESIDENT

M. Didier MARSHALL

Cette guerre, dès 1914, a mobilisé une grande partie des pays européens, puis s’est étendue à d’autres pays du monde et a provoqué des ravages effroyables. Les historiens évoquent 9 millions de soldats tués en combattant, dont 1,4 million pour la France et 2 millions pour l’Allemagne.

Comment ne pas y penser à la lecture de la liste sans fin des noms gravés sur les monuments aux morts de nos villes ?

Comment ne pas y penser dans chaque village, même le plus petit, où des noms s’y répètent d’une manière lancinante marquant les familles décimées par les massacres qui ont débuté dès l’automne 1914 ?

Comment ne pas y penser lorsque, à titre personnel, nous songeons à nos familles souvent elles aussi endeuillées et marquées par cette terrible épreuve ?

Comment ne pas y penser enfin quand magistrats, avocats, fonctionnaires de justice ou simples justiciables, nous voyons ces dalles de marbre qui dans nos palais de justice égrènent le nom des membres de cette famille judiciaire, et spécialement celui des avocats, qui y ont trouvé la mort ?

Il nous est donc apparu opportun, magistrats et avocats de Montpellier, de marquer le début de cette guerre mondiale, pour respecter, dans le registre judiciaire, le devoir de mémoire qui est le nôtre.

Nous avons voulu donner à cette commémoration une forme solennelle ce qui justifie que nous soyons rassemblés au sein de cette cour d’assises et que pour cette occasion, même s’il ne s’agit pas d’une audience, nous ayons revêtu nos robes, qu’elles soient rouges ou noires.

Mais l’histoire récente de notre institution nous a également donné une autre occasion d’organiser cette commémoration.

La suppression des avoués a conduit la cour à procéder à des aménagements au sein de ce palais de justice en dédiant la grande salle dont disposait la chambre des avoués, à un espace de réunion.

Une plaque rappelant le sacrifice d’un avoué de la cour, Maître Louis GERVAIS, a donc été décrochée pour être officiellement remise aujourd’hui, lors de cette commémoration, au barreau en vue de son placement définitif au sein des locaux de l’ordre, dans l’ancienne chapelle du palais de justice.

Cette commémoration, à laquelle nous vous avons conviés, consistera en une présentation à trois voix, celle du procureur général, celle du bâtonnier CHATEL et la mienne. Sans aucune volonté d’exhaustivité, nous évoquerons quelques points marquants de cette guerre pour la famille judiciaire qu’elle soit montpellieraine ou non.

Si je parle de famille judiciaire ce n’est pas par une volonté un peu artificielle d’afficher une convivialité qui en ce jour serait de bon aloi. Non, c’est parce qu'en ce début du XXe siècle, magistrats, avocats, avoués et les autres membres des professions judiciaires et juridiques sont issus des mêmes milieux sociaux, essentiellement celui de la bourgeoisie et qu’ils partagent, pour beaucoup, les mêmes valeurs. Ils se connaissent bien, se rencontrent et forment un groupe bien identifié ou les liens naturels n’empêchent pas, j’en suis convaincu, de sérieuses rivalités, voire de réelles détestations. Nous sommes donc bien au sein d’une famille.

Je vais donc maintenant céder la parole au procureur général, M. Bernard LEGRAS, qui évoquera la situation de l’institution judiciaire à l’orée de ce siècle entre les suites de l’affaire Dreyfus et l’assassinat de Jaurès, puis qui nous fera découvrir cette justice patriotique qui, durant les quatre années de guerre, est venue trouver sa place au sein d’une institution judiciaire fortement bouleversée. (PJ intervention BL)

Commération solennelle du centenaire de la grande guerre

A sa suite le bâtonnier Pierre CHATEL nous dressera un tableau du barreau de Montpellier durant ces années de guerre. (PJ intervention PC)

Je clôturerai nos propos en m’intéressant au fonctionnement quotidien d’une justice malmenée, bousculée, voire même paralysée lorsqu’elle se trouvait en territoire occupé. (PJ intervention DM)

Nous procéderons enfin à la remise symbolique de la plaque commémorative de la mort de Maître Louis GERVAIS, avoué, à Monsieur le bâtonnier de l’ordre des avocats, Maître KIRKIACHARIAN.

Nous avons souhaité que cette remise se fasse en présence du dernier président de la compagnie des avoués de Montpellier, Maître TOUZERY, et de Maître BEDEL de BUZAREINGUES, ancien président de la chambre nationale des avoués et ancien président de la conférence des bâtonniers.

Commération solennelle du centenaire de la grande guerre

 

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